Les personnes vivant avec handicap (PVH) ne doivent pas être instrumentalisées à des fins politiques, mais considérées comme des citoyens à part entière, dont les droits et les revendications méritent une attention particulière. Dans un contexte marqué par des tensions politiques et l’insécurité persistante dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), la ministre déléguée chargée des Personnes vivant avec handicap et autres personnes vulnérables, Me Irène Esambo Diata, poursuit, avec le Gouvernement, les initiatives en faveur de l’inclusion, de l’autonomisation et de la participation citoyenne.
Le mardi 20 octobre 2026 des représentants de différentes catégories de personnes vivant avec handicap ont rencontré leur ministre de tutelle pour échanger sur la situation politique et sécuritaire du pays, ainsi que sur les perspectives d’un dialogue national. Parallèlement, un rassemblement organisé aux abords du boulevard Sendwe, dans la commune de Kalamu, a perturbé la circulation. Des témoignages ont évoqué une possible implication d’acteurs politiques, des allégations qui restent à établir. Si le respect de la loi et de l’ordre public demeure nécessaire, il ne doit toutefois pas porter atteinte au droit des personnes handicapées d’exprimer librement leurs opinions et leurs revendications.
Face à ces enjeux, la défense des droits des PVH doit privilégier le dialogue et la recherche de solutions concrètes aux difficultés liées notamment à la santé, à l’éducation, à l’emploi, à la mobilité et à la protection sociale. La persistance du conflit dans l’Est du pays, qui provoque des déplacements forcés, des blessures et des traumatismes, rappelle également l’urgence de protéger les populations civiles, de préserver l’intégrité territoriale et de consolider la cohésion nationale.

À l’approche des discussions nationales annoncées, la participation effective des personnes vivant avec handicap est indispensable. Leurs représentants doivent être entendus et associés aux décisions concernant l’avenir du pays, au-delà des consultations symboliques. Ni marginalisées ni instrumentalisées, les PVH doivent être reconnues comme des acteurs de paix, de dialogue et de développement. Leur dignité exige le respect de leurs droits, la prise en compte de leurs préoccupations et leur pleine participation à la vie nationale.
Celcom Fona-Pvh